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The Witcher 3 : Fin de l'embargo, les testes sont publiés

par Shin*Aroni 12 Mai 2015, 21:55 RPG The Witcher 3

The Witcher 3 : Fin de l'embargo, les testes sont publiés
The Witcher 3 : Fin de l'embargo, les testes sont publiés

Yop,

La presse commence a lâcher leur teste, video, stream et je me rend compte que The Witcher 3 est bien la tuerie que j'attendais.

Les notes hallucinates de la presse Anglophone :

Au tour de la presse française et commence avec le teste video de Gameblog :

En deux épisodes, CD Projekt RED a fait de The Witcher une série de poids, sur laquelle les amateurs de RPG médiéval fantastique peuvent s'appuyer sans crainte. Martelant ses ambitions et ses qualités aussi souvent que possible à mesure qu'approche sa sortie, le troisième et dernier épisode de la saga arrive avec un statut de favori qui pourrait lui causer du tort. Beaucoup se sont perdu en cédant aux sirènes du monde ouvert. Mais la moelle et surtout le coeur peuvent venir à bout de bien des obstacles...

Voilà des mois que Geralt la piste. Il le sait, elle est proche. Des années après leur dernière étreinte, le Loup Blanc va retrouver la magicienne Yennefer de Vengerberg. Celle à qui il est lié pour l'éternité. Les temps ne sont pourtant pas propices à de riantes retrouvailles. La guerre fait rage. L'Empire de Nilfgaard marche sur les royaumes du Nord, dans lesquels les adeptes de la magie sont pourchassés et placés illico sur le bûcher. Les pillards pullulent. Les cadavres s'amoncellent et attirent des monstres toujours plus féroces. Et puis il y a ce rêve qui va trouver résonance dans la réalité : Cirilla, l'enfant de Sang Ancien, capable de voyager à travers l'espace et le temps, que le sorceleur aux cheveux d'albâtre considère comme sa propre fille, est de retour. Et en danger. La Chasse Sauvage, cavalerie spectrale qui ne laisse que ruines et désolation derrière elle, l'a flairée. Elle la traque, inlassablement. Pas question pour le héros aux yeux félins de rester les bras croisés. S'il le faut, il ira jusqu'au bout du monde. Et quel monde...
Pas besoin de beaucoup ?

Un monde ouvert multi-région. Voilà comment les développeurs qualifient le terrain de jeu dans lequel le ténébreux Geralt de Riv va traîner ses guêtres. Premier qualificatif qui vient à l'esprit alors que l'on explore les environs de Blanchefleur, dans ce qui peut s'assimiler à un prologue de luxe : immense. Langage fleuri employé une fois que l'on a découvert les autres zones : putain d'immense. Outre le territoire de Kaer Morhen, bastion des sorceleurs, et le modeste palais de Wyzima, sans compter d'autres passages cloisonnés, on trouve deux maps assez ahurissantes. Celle de la région dévastée de Velen couplée à la gigantesque cité libre de Novigrad, et Skellige, archipel au climat pour le moins hostile où vit un peuple assez similaire à nos vikings. Ces imposantes étendues sont la promesse de longues heures à marcher, grimper (Geralt étant désormais capable de bondir et s'agripper sur commande), chevaucher, naviguer et nager. La superficie globale est insensée. Ce qui tombe assez bien, car tout a été mis en oeuvre pour que l'on ait envie de s'y perdre - même si on ne rechigne pas sur les panneaux autorisant à se "téléporter" dans des coins déjà visités.
Mais pas de peu non plus

Je le vois à vos yeux pleins de malice. Vous voulez savoir si, oui ou non, on peut parler de downgrade, de mensonge, de trahison, d'aveuglement, de pellicules, de chutes de cheveux. Je pense être en mesure de dire que de l'époque de la toute première vidéo d'annonce en 2013, il ne reste que peu de choses sur le plan technique. Bah oui, j'ai des yeux, comme vous. Voilà la seule réponse que je peux vous apporter. Car pour ce test c'est une galette PS4, sans patch Day One, qui a été employée. Cela signifie que par rapport à la séquence aperçue - la bave aux lèvres - par votre serviteur au cours de l'E3 2014, qui tournait très probablement sur un bon PC avec quelques potards poussés à fond, il y a un gap. Des effets de particules, de mouvements d'eau et d'éclairage en moins. Mais par rapport à la preview du mois de janvier dernier, rien n'a bougé. Concrètement, je n'ai jamais eu la sensation d'être lésé et j'attendrai qu'on mette les pattes sur la version PC pour qu'elle torture une grosse config' et nous montre si, oui ou non, les fidèles ayant affûté processeur, RAM et carte(s) graphique(s) ont eu raison de faire confiance au studio polonais.

Donc, à la question "The Witcher III flatte-il les rétines ?", la réponse est oui. Un oui ferme, quand bien même le brouillard pour limiter une profondeur de champ pourtant respectable est perceptible, et que le pop d'éléments de décor n'a rien de rare. Parce que cela demeure incroyable pour un open world. Fin, fourni, détaillé, riche, avec force effets de lumière ou de brume réussis, et une météo dynamique qui ensoleille ou fait se courber la végétation avec bonheur. Les lieux traversées déploient des trésors de diversité. Entre les plaines ravagées, les différents villages et camps, les grottes lugubres, les marécages un peu cracra, les charniers, les quartiers des grandes villes aux teintes et ambiances très panachées, les forêts oppressantes et les hauteurs vertigineuses offrant des panoramas qui donnent envie de se poser quelques instants pour contempler, il y a de quoi se régaler. Sans que des chargements intempestifs ne viennent interrompre la fluidité de l'exploration pour une porte passée - de nombreux intérieurs, très soignés eux aussi, étant accessibles. Une prouesse. Qui va de pair avec une autre.
L'avantage des voyages

La véritable beauté du titre réside aussi bien dans son moteur et sa direction artistique, parfaitement affirmée, avec des conceptions géographiques et architecturales à l'avenant et un jeu de couleurs charmant, que dans les trésors déployés pour favoriser l'immersion. Dans les zones peuplées, les habitants vaquent à leurs occupations paisiblement, ne se privent pas de commenter le passage de Geralt, de l'insulter peut-être. On trouve toujours des mendiants, des badauds, des gamins, des soldats, des brûleurs de sorcières, des bandits, des marchands, des prédicateurs, des troubadours ou des prostituées pour donner vie à ces extérieurs urbains. Hors des villes, même chose. Entre les animaux domestiques, d'élevage, les troupeaux de biches ou les meutes de loups, les hordes d'oiseaux qui parcourent le ciel et les nombreuses créatures à découvrir, on ne ressent jamais de sensation de vide visuel ou sonore. Les modélisations sont justes, avec très peu de clones, les sons parfaits. Enfin, les compositions de Marcin Przybylowicz, accompagné par le quatuor Percival, jouissent d'une tonalité slave aidant à se plonger avec délectation dans un jeu de rôle qui a bien des qualités ludiques à faire valoir.
Le doigt sur l'aventure

Si l'on s'y plait, dans ce vaste monde, c'est aussi parce qu'il nous propose de quoi nous occuper. Je vous parlais des menaces à notre intégrité physique qu'on pouvait y croiser. Elles sont nombreuses, entre des humains mal avisés et des bestioles allant du simple loup au géant de glace, en passant par les vampires, wyvernes et autres fantômes. Qu'on soit en mission ou par le biais de rencontres aléatoires, cela finit souvent en rixe. Dynamisé, retravaillé, intuitif, définitivement taillé pour une prise en mains manette, le système de combat laisse une fois de plus Geralt faire parler ses lames - acier pour les êtres "normaux" et argent pour les bestioles qui sentent pas toujours très bon et dont la variété est étonnante. Attaque lourde et rapide à doser correctement, contre au timing redoutable, esquive façon matador et roulade qui pue le désespoir s'apprivoisent rapidement et donnent parfois des joutes dignes d'un Batman Arkham médiéval. De même, les cinq signes magiques, qui permettent de cramer l'ennemi, de le projeter, de le piéger, de le rendre confus ou de se protéger prennent une importance évidente sur le champ de bataille - au point de renverser des tendances en s'écartant un peu, certains antagonistes se voyant liés à une zone qu'ils ne peuvent pas quitter pour vous achever à tout prix. Limités par la vigueur du Boucher de Blaviken, ces sorts peuvent voir, au même titre que les talents de bretteur, leurs effets boostés via les arbres de compétences.
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Ceux-ci se montrent plus cohérents que dans The Witcher 2. Les points de talents, qui tombent à chaque niveau passé ou en méditant près de pierres d'énergie, apportent essentiellement des bonus liés aux différentes disciplines maîtrisées par Geralt, dont la nouvelle (et un peu trop puissante sous l'eau) arbalète : plus de force de frappe, une amplitude relevée pour certains sortilèges, dont Axii qui aura un rôle de persuasion façon Jedi dans certains dialogues... Il faudra sélectionner, les emplacements réservés à ces améliorations se révélant peu nombreux. Et pour le coup, l'alchimie a une meilleure raison d'être, puisqu'il ne faudra pas hésiter à préparer ses bastons, sous peine que les chorégraphies sanglantes à l'avantage de notre balafré, qui ne lésine pas sur les membres coupés et les décapitations, ne tournent au game over. D'ailleurs, bonne idée de ce volet : une fois créée, une fiole ou une bombe n'exige plus qu'on retrouve les ingrédients ad vitam. Juste qu'on médite pour recharger.
Le pied dans l'inventaire

On notera également, pour faciliter une progression parfois tendue si l'on se montre trop confiant mais sympathiquement orientée par l'indication de l'accessibilité de certaines tâches et adversaires, qu'il n'y a aucune inquiétude à avoir concernant le loot et l'artisanat. Oubliez Assassins of Kings et son maigre butin. Tellement d'objets, armes comme armures à ramasser, sertir, réparer, désosser pour obtenir de nouveaux éléments, acheter ou faire forger que vous allez fouiller tous les recoins pour trouver les schémas qui feront de vous l'homme le plus classe du monde. La chasse aux équipements de sorceleurs les plus prestigieux fait même partie d'une des nombreuses occupations proposées. Pour gérer tout ça, un inventaire mieux pensé, qui affiche le comparatif immédiat des statistiques importantes des pièces de protection et épées. Bien qu'un peu plus agréable, il exige parfois une bonne mémoire pour identifier des composants, notamment les herbes, et l'on peut vite accumuler, hésiter à revendre, oublier ce qu'on a lu ou non, ce qui mérite d'être conservé... L'idée de selles à poser sur Ablette - le destrier qui s'invoque n'importe où, rechigne souvent pour un rien à avancer et sur lequel on éprouve quelques problèmes pour ferrailler, preférant alors la terre ferme - en vue d'augmenter la quantité portée est bonne. Mais peut-être s'en servir comme coffre de stockage n'aurait pas été une mauvaise option. Dans l'ensemble, on sent qu'il peut encore y avoir quelques ajustements pour classer ou rendre les transactions plus souples, mais rien de réellement pénible.
La lubie de faufiler

Le sang coulera énormément dès lors que l'on approchera de certains marqueurs présents sur les cartes, présentant grottes, trésors enfouis, campements ou nids, que l'on accomplira des tâches confiées par la population ou que l'on incarnera, dans des phases plus dirigistes, une Ciri tellement badass que c'en est indécent. D'autres activités sont à la portée du sorceleur. Plus de "poker dés", mini-jeu roi des précédents volets. Fini aussi le bras de fer. Les combats à mains nues demeurent, s'affranchissant des QTE pour laisser parler le vrai skill, surtout si l'on souhaite devenir champion de la discipline. Les courses de canasson arrivent, avec une gestion de l'endurance toute relative, l'I.A. adverse étant parfois prompte à freiner si vous lui passez devant... Et puis il y a le Gwynt. Principe : armé de votre deck aux couleurs d'un territoire, vous allongez sur 3 plans des cartes de personnages aux forces et attributions diverses, ou d'effets plus moins assassins. Seules 10 cartes sont tirées aux début et la chance doit se marier à de vraies connaissances stratégiques. La gestion de ses effectifs et des bonus/malus en fait un passe-temps redoutable, surtout si vous suivez la voie du collectionneur en battant les meilleurs pratiquants du monde... qu'on ne peut affronter parfois que dans un délai très court.
Suis le swing

La quête principale est longue, passionnante, bien rythmée, volontiers cinématographique. Une conclusion épique et haletante à une histoire que les amoureux de l'univers imaginé par Andrzej Sapkowski retrouveront avec joie. Les autres auront peut-être plus de difficultés à tout comprendre des intrigues, des relations qui unissent ou déchirent certaines figures, de l'ironie de certaines alliances se dessinant avec des ennemis d'autrefois. Mais il y aura matière à se rattraper grâce à des discussions savamment amenées et pas mal d'éléments donnant des indices. Le fait est qu'on évolue dans univers Dark Fantasy entre gris clair et gris foncé, où l'on ignore si l'on peut faire confiance à qui que ce soit, si nos choix, parfois en temps limité, vont être bénéfiques par rapport à notre propre vision des choses et à la finalité de cette épopée qui renoue avec certains enjeux des romans. Il n'y a jamais d'évidence, jamais de manichéisme. Les enquêtes menées à l'aide d'un sens du sorceleur, qui illumine les pièces à convictions et pistes à suivre, avec quelques fois des puzzles ou énigmes bien sentis, ont toujours un petit rebondissement à proposer, un dilemme qui fera lever le sourcil. La route vers l'affrontement final est belle et les missions annexes s'avèrent rarement décevantes, oubliant les livraisons ou la "collectionnite" faciles pour, la plupart du temps, nous gratifier d'un petit twist qui va bien avec mensonge ou loufoquerie à la clef.

Adulte, capable d'aborder sans fausse note des thèmes graves comme la haine raciale, le sexisme, l'écologie ou la folie de ceux qui règnent, sans oublier d'être léger, voire frivole (la gent féminine et Geralt, toute une histoire), The Witcher III baigne comme ses prédécesseurs dans une écriture travaillée et merveilleuse. Les situations, joliment mises en scène, s'avèrent tour à tour poignantes, révoltantes, pathétiques, cocasses, tendres. Les répliquent incisives (très bien jouées dans une version française de qualité) pleuvent. Et le quêtes principales et secondaires de prendre le temps de nous laisser connaître (parfois bibliquement) certains membres, de nous (ré)attacher à des rôles tout sauf génériques, qui ont tendance à nous éblouir par leur expressivité, le vieux maître Vesemir, la sublime Yennefer et l'impétueuse Ciri, au regard émeraude d'une pureté insolente, en tête. Sans parler de Geralt, au charisme irréprochable. Une bonne trentaine d'heures nous attendent pour aller au bout de son périple, ponctué de batailles incroyables, de moments de découverte éblouissants et de mélancolie certaine. Autant de temps pour constater que nombre de décisions, dont celles prises dans le deuxième épisode (avec simulation très bien intégrée des moments cruciaux en cas d'absence de sauvegarde), auront des conséquences lourdes sur le dénouement. Et d'autres dizaines pour tenter de se charger d'un contenu impressionnant à côté duquel les fans de quêtes à gogo seraient mal avisés de passer.

Ce que laisse avant tout The Witcher III, c'est cette impression de satiété... conjuguée au besoin d'en reprendre une louche immédiatement. Le plat est si goûtu qu'on cherche à y revenir par gourmandise. Quand bien même on peut trouver quelques petits défauts agaçants, il reste porté par un univers fantastique, une galerie de personnages façonnés avec sérieux et un contenu qui ne pousse qu'à une chose : s'obstiner dans la découverte absolue, l'envie de tout connaître chevillée au corps. En attendant les extensions et autres DLC, bien entendu... Ou Cyberpunk 2077, peut-être ?
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Fantastique
Notes de la Rédac (0)
L'examen du passage en monde ouvert est passé avec brio par The Witcher 3, qui n'oublie pas ses racines. Belle, généreuse, remarquablement bien écrite et mise en scène, profitant d'un gameplay efficace, cette aventure se dévore comme un bon livre dont on pourrait réécrire certaines pages. On trouve toujours quelque chose à accomplir dans ces étendues gigantesques, superbes, pleines de vie et d'animation, et le charme opéré dès les premières minutes de cette fresque violente et adulte ne se rompt jamais, malgré quelques défauts évidents. En montrant les crocs avec férocité et en mordant dans des influences telles que GTA et Skyrim sans se retenir, The Witcher III se présente comme un ensemble ravissant, moderne et à la personnalité bien trempée, confirmant ce qu'on attendait de lui : qu'il est bien l'un des chefs de meute du RPG occidental.
par Gianni Molinaro

+ On aime

Une aventure haletante dans un univers irrésistible.
Ecriture acérée pour personnages piquants.
Un terrain de jeu gigantesque et un contenu copieux.
Un système de combat dynamique, simple et efficace.
La réalisation globale qui impose le respect.
Un délice pour les oreilles.
Des quêtes captivantes en veux-tu en voilà.
Le Gwynt, très chronophage.
VO parfaite et VF de qualité.


- On n'aime pas

Une caméra indomptable.
Le cheval, pas forcément génial.
I.A. pas toujours brillante.
Une gestion de l'inventaire qui aurait mérité quelques clarifications.
Trame et scénario un peu nébuleux pour les non-initiés à l'univers du Sorceleur.

Gameblog

Du cote de Gamekult c'est un GK live de pas moins 1h27 de gameplay sur PS4. (a éviter si vous voulez pas être spoil)

Ainsi que le GK point :

JVC nous presente le leur cote un reportage en attendant le teste complet.

En attendant notre test complet de The Witcher 3 : Wild Hunt, nous vous livrons en ce jour un solide amuse-gueule prenant la forme d'une présentation vidéo des premières impressions de notre testeur. Après 45 heures de jeu intensives sur la version PlayStation 4, celui-ci n'a en effet pas résisté à l'envie de vous parler en détail d'un titre qui figure parmi les plus attendus de 2015.

Qualité technique de la version console, retour sur les quêtes annexes, présentation du monde ouvert et détails sur sa taille réelle, ce premier retour vous permettra déjà d'obtenir quelques réponses aux questions que vous vous posiez sur le nouveau RPG de CD Projekt.

Jeuxvideo.com

Chez Jeuxactu il s'en sort tout aussi bien avec une note de 19/20

The Witcher 3 : le jeu de l'année, et les doigts dans le nez !
Test The Witcher 3 sur PS4 et Xbox One Hit JeuxActu
La Note
note The Witcher 3 : Wild Hunt 19 20
Même avec ses quelques problèmes techniques et son ambition visuelle revue à la baisse, The Witcher 3 demeure un titre enchanteur, un jeu envoûtant et somptueux. Bien campé sur une direction artistique cohérente, incarnée, qui nous offre un regard encore plus acéré sur le monde boueux et nauséabond de la série, ce troisième épisode est tout de même d'une qualité visuelle rare, qu'on attend de pouvoir apprécier sur la plate forme de prédilection de CD Projekt Red : le PC. Loin de se servir de l'argument open-world uniquement pour attirer le chaland, le studio polonais nous a concocté un univers terriblement vivant, dense, tangible et en a profité pour déclencher habilement une évolution du récit et du gameplay : laisser le joueur incarner un sorceleur comme il l'entend, lui laisser le choix de son implication dans le monde qui l'entoure, en l'incitant constamment à la découverte. Le jeu des Polonais, à la frontière des genres, se distingue par une qualité d'écriture rare qui semble nous obliger à le déguster de bout en bout sans en laisser une miette.
Retrouvez plus bas la suite de notre test de The Witcher 3 : Wild Hunt

Les plus

Magnifique malgré tout!
Une durée de vie juste monumentale
Une direction artistique qui pousse à la contemplation
Un monde ouvert dense, fourmillant de détails
Une ambiance unique, des passages très marquants
La qualité de l'écriture des quêtes et leur interconnexion
Une narration qui ne s'impose pas
Le système de combat, plus subtil qu'il n'y paraît
La gestion du profil, plus RPG et plus pertinente
Le retoquage des menus
Le gwynt, un très bon jeu dans le jeu
La barbe de Geralt pousse!

Les moins

Un framerate très poussif sur PS4...
Des imprécisions techniques nombreuses (clipping, pathfinding, collisions)
Une mise en scène qui aurait mérité un peu plus d'ambition parfois
Des bizarreries (le cycle jour/nuit, le combat sous l'eau)
On nous a encore un peu pris pour des jambons...


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Le Test
Un prénom pas sexy pour deux sous, des yeux de chat bien jaunâtres, des balâfres à ne plus savoir qu'en foutre, des cheveux blancs d'albinos, un manque d'expressivité franchement glacial : on dira ce qu'on voudra mais globalement, l'ami Geralt de Riv n'a pas franchement le profil de l’idole des jeunes. Ses débuts plutôt confidentiels et sa deuxième aventure sortie d'abord sur PC puis bien plus tard sur Xbox 360 n'ont pas vraiment boosté sa réputation non plus auprès du grand public. Et pourtant, nous voici en mai 2015, et toute la planète jeu vidéo attend son messie polonais. C'est beau comme un grand format NRJ 12. Mais il y a un revers à la médaille de cette surexposition médiatique. Et Geralt est actuellement en train de se le prendre en plein dans la trogne avec ces histoires de downgrade visuel qui enflent sur le Web. Désamorçons tout de suite : The Witcher 3, c'est bien plus qu'une simple histoire de carrosserie.

The Witcher 3 : Wild HuntCe troisième épisode de la saga de CD Projekt est une sorte d'immense "Perdu de vue", avec Geralt à la fois dans le rôle de l'invité et dans celui de Jacques Pradel. Il est possible que les plus jeunes n'aient pas totalement saisi la référence mais au moins, ça les poussera peut-être à découvrir un programme télé transpirant la joie de vivre. Emboîtant directement le pas du deuxième opus, il place donc notre sorceleur, qui a enfin retrouvé la mémoire, au cœur du conflit entre les Royaumes du Nord, unis de force sous la bannière de la Redania, et l'empire de Nilfgaard. Au milieu de tout ça, Geralt se consacre enfin à sa petite personne et part à la recherche de la magicienne Yennefer, son amour pré-amnésique, histoire de recoller un peu les morceaux de son passé. Mais très vite (et sans trop vous spoiler), l'attention de notre héros va devoir changer de cible. Sur ordre de l'empereur de Nilfgaard, Emhyr var Emreis, et aussi parce qu'il a envie, Geralt va devoir remettre la main sur Ciri, sa fille adoptive qu'il a élevée dans les murs de Kaer Morhen. Celle-ci avait été contrainte de disparaître des années plus tôt pour épargner son mentor des affres du pouvoir qui coule dans ses veines ; un pouvoir désormais convoité par les spectres de la Chasse Sauvage, qui semblent bien décidé à tout cramer s'ils peuvent lui mettre le grappin dessus. C'est concis, mais on a choisi de vous laisser découvrir un peu tout ça par vous-mêmes.
PERDU DE RECHERCHE



The Witcher 3 : Wild HuntLe cadre narratif offert par cette grande battue à travers les Royaumes du Nord est donc très propice à la justification d'un véritable monde ouvert, dont CD Projekt Red avait déjà réalisé l'ébauche dans les précédents volets. Le studio polonais reprend ici son système de grandes zones ouvertes mais les connecte entre elles au lieu de les faire se succéder au fil du jeu. Et bien entendu, l'ensemble prend des proportions inédites. Le terrain de jeu devient gigantesque. Vous allez traverser le détroit de Velen, une zone sauvage à tendance marécageuse, au cœur de laquelle nichent les riches cités de Novigrad et d'Oxenfurt, qui apparaissent comme de véritables îlots de civilisation au milieu des ronces et des tourbières, mais qui n'en sont pas moins dangereuses. Vous irez également naviguer jusqu'à l'archipel de Skellige, des îles enneigées au relief abrupt à l'ouest de Temeria, peuplées par des tribus de rouquins avec des casques à cornes. Si la poursuite de Ciri va vous conduire à visiter chacune de ces zones, vous êtes cependant cependant libre de vous y rendre à tout moment et de les arpenter comme bon vous semble afin d'apprécier le travail qui a été fait sur l'open-world. Car au-delà de leurs tailles, les maps de The Witcher 3 se distinguent par leur variété et leur cohérence, l'activité qui s'en dégage et en même temps le sentiment de solitude qui nous étreint dès qu'on s'écarte des sentiers battus.



Le studio polonais reprend ici son système de grandes zones ouvertes mais les connecte entre elles au lieu de les faire se succéder au fil du jeu. Et bien entendu, l'ensemble prend des proportions inédites. Le terrain de jeu devient gigantesque.


The Witcher 3 : Wild HuntEt cela, on le doit d'abord à la qualité de la réalisation des environnements, en particulier les zones sauvages, qui sont tout bonnement époustouflantes. On ne compte pas le nombre d'endroits où l'on s'est arrêté tout simplement pour pouvoir contempler un panorama ou un coucher de soleil. Le jeu regorge de vues de cartes postales, mais également de lieux plus sombres, plus glauques, plus cradingues mais tout aussi captivants. Difficile d'ailleurs de savoir par où commencer quand il s'agit d'expliquer la qualité de cette direction artistique et de ce level design : la densité et le réalisme de la végétation, qui remue au gré du vent ? Les changements climatiques, comme ce ciel zébré par un orage violent dans la nuit alors qu'on chevauchait sur une crête ? Les jeux de lumière offerts par un soleil couchant ou un flambeau sur un mur de pierre ? Le rendu fantastique des étendues d'eau ? Le sens du détail, les animations de la vie sauvage mais également des PNJ qui mènent leur petite vie sans en avoir rien à foutre de vous ? Tout est sujet à une contemplation presque hypnotique. De ce monde fantasy sale se dégage en effet un sentiment puissant de mélancolie, voire même de malaise, une sensation de fin de règne largement appuyée par une bande-son encore une fois très réussie.


FANTASY STAR OFFLINE



The Witcher 3 : Wild HuntIl ne s'agit pourtant pas d'une simple coquille vide. Dans les faits, le titre de CD Projekt Red vous donne la possibilité de vous rendre absolument partout sur la carte qui vous est offerte et ce à cheval, à pied ou en bateau. Comprenons-nous bien : ce n'est pas un simple décor de cinéma pour vos différentes quêtes. Votre environnement est littéralement truffé de villages dont vous pouvez visiter quasiment chaque maisonnette, de grottes, de sites magiques, de nids de monstres à dézinguer, de trésors gardés par des créatures dangereuses, de camps de bandits de grand chemin (qui détiennent parfois de marchands ou des artisans en otage), de caches de contrebandiers... Tout cela avec une cohérence globalement épatante : les marchands par exemple ne vendent pas tous les objets au même prix, ils ont leur propre pécule et ne peuvent pas acheter votre stock à l'infini. L'univers du jeu fourmille de vie, d'activité et vous incite à l'exploration dès le premier coup d’œil sur la map. Attention toutefois : vous êtes libre de vous aventurer où vous le souhaitez, avec les risques que cela comprend. Ce monde est dangereux et vous pourrez très bien tomber sur un adversaire plus fort que vous au cours de vos pérégrinations. Mais CD Projekt Red a pensé à laisser un garde-fou : comme pour vos différentes quêtes, chaque ennemi rencontré voit son niveau s'afficher et vous saurez rapidement via un simple code couleur s'il est à votre portée ou s'il vaut mieux détaler pour mieux revenir plus tard. Ce pendant, si vous préparez bien votre offensive, il est tout à fait possible de venir à bout d'ennemis et de missions qui sont théoriquement un peu hors de portée.

The Witcher 3 : Wild HuntLe contexte scénaristique de la recherche de Ciri et de la (presque) liberté retrouvée de Geralt, ainsi que la mise en place de ce monde ouvert, est d'ailleurs l'occasion parfaite pour CD Projekt Red d'enfin pouvoir faire vivre au joueur le quotidien d'un sorceleur. Et cela se traduit de plusieurs façons dans le jeu. La première, c'est la grande liberté qui est laissée dans la hiérarchisation des quêtes. Vous pouvez très bien ignorer le fil rouge de l'histoire pour vous consacrer à votre activité professionnelle : faire votre petite tambouille, récolter des plantes, recueillir les contrats disponibles sur les panneaux d'affichage des différents patelins visités, récupérer votre or et aller vous faire forger une armure flambant neuve chez le forgeron du coin. En termes de gameplay, comme nous l'avions dit dans la preview, Geralt peut désormais utiliser ses sens de sorceleur, surdéveloppés par les mutations, pour avoir un aperçu immédiat des éléments intéressants autour de lui : contenants, objet important, ou empreintes de pas. Il s'engage alors dans une démarche d'enquêteur, impliquant le recueil de témoignages, l'inspection du lieu du crime voire d'un cadavre, ses explications à haute voix servant à guider le joueur. Le schéma de ces contrats peut sembler répétitif, mais la variété des situations auxquelles ont doit faire face et la qualité de l'écriture des quêtes réussissent à maintenir constamment l'intérêt du joueur.


TU FAIS QUOI LES TROIS PROCHAINES ANNÉES ?



The Witcher 3 : Wild HuntD'ailleurs, les contrats sont loin d'être les seules quêtes annexes qui se présenteront à vous. Vous pourrez également chasser le trésor suite à la découverte d'une carte ou d'une cache de contrebandiers, mais également vous lancer dans le combat à mains nues (avec une jouabilité complètement revue et basée sur celle du système de combat classique), dans les courses de chevaux (pas franchement palpitant) ou encore dans le gwynt, un jeu de cartes qui remplace les dés et qui a le mérite d'être un véritable jeu dans le jeu. Cependant, le véritable intérêt se trouve dans les quêtes dites secondaires, des événements parallèles au récit principal, bien souvent déclenchés par votre progression au sein de celui-ci et qui ont bien souvent un lien, un impact sur lui. Ces quêtes secondaires étonnent par leur épaisseur, leur complexité, l'implication dans l'écriture et par les répercussions qu'elles peuvent avoir sur le déroulement du jeu. Une décision prise à un moment donné peut avoir une conséquence (jusqu'à la mort d'un personnage) quelques heures plus tard. Oui, vous devrez prendre des décisions, à travers le système de dialogues, légèrement retoqué. Les embranchements sont beaucoup plus fréquents et il est beaucoup plus difficile de déceler une "bonne" solution, d'anticiper l'impact d'une déclaration. C'est aussi le charme et la force du jeu qui réussit encore plus que ses prédécesseurs à rester dans la nuance, avec pour résultat de vrais grands moments. Là-dessus, CD Projekt ne nous a pas menti et nous pousse à ne pas ignorer la moindre quête, histoire de profiter de l'ensemble de l'expérience. Et on peut vous garantir une durée de vie complètement gargantuesque à la clé : après plus de 70 ou 80 heures de jeu, nous étions loin d'en voir le bout!



L'incitation à la découverte est d'ailleurs un peu la ligne directrice du titre, qui vous laisse le choix également de la narration. Le monde dans lequel évolue Geralt ne s'impose pas à vous, il faudra aller le chercher.



The Witcher 3 : Wild HuntL'incitation à la découverte est d'ailleurs un peu la ligne directrice du titre, qui vous laisse le choix également de la narration. Le monde dans lequel évolue Geralt ne s'impose pas à vous, il faudra aller le chercher. Dans les dialogues d'abord, en prenant le temps de parler avec un maximum de personnes, en choisissant aussi de poser des questions annexes pour avoir plus d'informations. Mais cela passe également par les livres que vous êtes totalement libres de glaner, d'acheter puis de lire pour colmater les brèches d'un récit volontairement maintenu dans l'ombre par moments. L'encyclopédie interne du jeu vous livrera quant à elle des informations plus précises sur les montres ou les personnages. Car encore une fois, l'univers du Sorceleur se veut particulièrement étoffé, profond. Ses thématiques récurrentes comme l'alcool, le racisme, la religion ou même le rapport à toutes les sexualités y sont traités avec plus ou moins de succès, mais ont le mérite d'être un des piliers du jeu. En parlant de sexualité, notons d'ailleurs que la libido de Geralt a été considérablement bridée. Et si les scènes de sexe sont toujours de la partie, elles sont limitées en nombre et expressivité. De plus, s'il est facile d'y voir une dégradation du statut de la femme dans le jeu, ce serait éclipser le fait que les développeurs ont essayé d'approfondir les différentes relations de Geralt. Et surtout, ce serait oublier que le rapport de force avec le Sorceleur est bien souvent à son désavantage : il s'agit à chaque fois d'une femme forte, intelligente, et qui va utiliser Geralt à ses dépens, rééqulibrant ainsi l'image qui est la sienne.



La nage et l'exploration des fonds sous-marins (coucou GTA) font également leur apparition, avec même la possibilité de se battre à l'arbalète sous la surface de l'eau.



The Witcher 3 : Wild HuntCôté prise en main, The Witcher 3 poursuit la modernisation entamée avec le deuxième opus, avec quelques écueils à droite à gauche. Geralt est nettement moins rigide qu'auparavant, il peut enjamber les barrières, adapte son allure en intérieur (ce qui vous vite de vous manger les murs une fois sur deux) et gagne au passage une commande de saut et une autre de sprint (ce qui entame évidemment votre jauge de Vigueur). Un passage obligé pour la transition vers un monde ouvert qui se veut également bien plus vertical. Dommage toutefois que le Loup Blanc ait perdu du même coup le script qui lui permettait de descendre d'un rebord sans se péter lamentablement la gueule. Il vous faudra désormais chercher l'endroit le moins haut et tenter un saut en espérant perdre le moins de vie possible... La nage et l'exploration des fonds sous-marins (coucou GTA) font également leur apparition, avec même la possibilité de se battre à l'arbalète sous la surface de l'eau. Ne me demandez pas comment c'est possible, cela fait partie des mystères profonds du jeu, comme le fait que les PNJ n'opposent aucune résistance à votre pillage systématique de leurs baraques ou le cycle jour/nuit pas vraiment caler sur l'heure qu'il est. Mais passons. La liberté de mouvement de Geralt, c'est également les bateaux, qui peuvent s'abîmer si vous toucher un rocher ou si vous êtes attaqués, ou encore son bourrin, Ablette, qui lui permet de traverser le pays sans user la semelle de ses bottes mais également de porter plus d'équipement. Un mal pour un bien, la jument ayant parfois tendance à avoir un comportement étrange.


UN SORCELEUR SACHANT CHASSER


The Witcher 3 : Wild HuntSans surprise, le système de combat est directement affecté par cette volonté de souplesse dans la maniabilité du héros. CD Projekt a conservé l'essentiel de ce qui avait fait progresser le deuxième opus, à savoir une jouabilité d'A-RPG plus classique, plus nerveuse et l'a optimisé. Exit donc les QTE ! On retrouve le trio coup rapide, coup puissant et Signes (dont l'utilisation passe sur une gâchette), palette que l'on devra enchaîner au mieux en gardant un œil sur la jauge de Vigueur. S'il est toujours possible d'éviter un coup avec une roulade, Geralt peut maintenant effectuer une esquive plus courte, plus subtile, afin de rester au contact. Dans le même esprit, le système de contre-attaque, qui consiste à parer juste avant de s'en prendre une, permet non pas de tuer l'adversaire instantanément mais plutôt d'ouvrir une fenêtre pour l'offensive. Cette notion est au centre même du système de combat de The Witcher 3 : bien souvent, se ruer à l'attaque aveuglément est synonyme de mort certaine. Il vous faudra d'abord préparer l'affrontement, potasser le bestiaire, cibler les faiblesses de l'adversaire, élaborer une huile parfois (le rechargement des potions se fait désormais pendant la méditation si vous avez de quoi rallonger). Puis une fois dans le feu de l'action, il s'agira d'esquiver pour les monstres, de contre-attaquer pour les humains et de porter un coup ou deux, pas plus, avant de voir s'ouvrir une nouvelle fenêtre pour l'estocade et déclencher éventuellement un finish move sanglant à base de démembrement ou de décapitation. Les groupes d'ennemis, même faibles, se trouvent être particulièrement dangereux et il faudra se montrer patient, tenter de les scinder grâce aux Signes et utiliser l'environnement (enflammer les gaz des marais par exemple) pour ne pas y laisser sa peau ! Un problème qui devient épineux lors des combats en intérieur, à cause d'une caméra un peu foireuse et d'un système de lock qui disparaît contre les boss.



Sans aller jusqu'à une spécification pointue des stats de Geralt, ce troisième volet propose cependant une approche RPG bien plus intéressante que ses deux prédécesseurs.



The Witcher 3 : Wild HuntSans aller jusqu'à une spécification pointue des stats de Geralt, ce troisième volet propose cependant une approche RPG bien plus intéressante que ses deux prédécesseurs. En effet, la modification du profil de notre ami a été totalement revue afin d'orienter véritablement les qualités de votre sorceleur. A chaque point de compétence obtenu (en gagnant un niveau mais également en activant un site magique), vous choisissez une nouvelle compétence ou améliorez une ancienne. Mais toutes ne pourront pas être activées en même temps ! Il vous faudra donc choisir à quoi vous souhaitez donner la priorité, avec un nombre limité de slots. D'autre part, les mutagènes récoltés sur les cadavres de montres peuvent maintenant servir soit à mitonner une décoction aux capacités très spéciales, une sorte de super potion ; soit à améliorer les capacités de Geralt. En sachant qu'aligner des mutagènes et des capacités de même type (combat, magie, potions) vous offrira des bonus statistiques ! Sachez également que farmer du noyeur ne vous fera pas avancer plus que ça, finit des quêtes étant le vrai seul vecteur de progrès. Au passage, c'est l'ensemble des menus qui a eu droit à un bon gros lifting. La carte du monde s'avère enfin détaillée, oubliés les dessins d'enfant de cinq ans de The Witcher 2. On peut y apposer des repères, filtrer suivant ce qu'on veut voir apparaître, bref la base pour un monde ouvert en 2015, mais c'était pas forcément gagné. Seul bémol, l'absence de flèches ou de possibilité de centrer sur le prochain objectif : vu la taille des maps, cela aurait été utile. L'inventaire gagne lui aussi en lisibilité et on peut enfin voir à l'avance la dégaine de Geralt suivant les équipements qu'on lui file. Un détail oui, mais c'est chouette quand même. Toujours du domaine du détail : le poids de l'équipement a été rééquilibré et on ne se trimbale plus TOUS les schémas qu'on ramasse. Chaque schéma va gentiment donner naissance à l'objet/la potion correspondante dans la catégorie Alchimie ou Artisanat.

MON SORCIER BIEN-AIMÉ



The Witcher 3 : Wild HuntAu final, les plus gros reproches que l'on peut faire à The Witcher 3 sont d'ordre technique. La version PS4 qu'il nous a été donné d'essayer pâtissait d'un framerate poussif, preuve évidente que le jeu pousse clairement la console dans ses derniers retranchements. Les collisions sont bien souvent approximatives (ce qui, il faut bien l'avouer, est assez endémique aux titres open-world) et le pathfinding de votre poney vous fera sûrement marrer à chaque fois que vous le sifflerez. Le clipping fait lui aussi son lot de ravages sur les textures, voire même sur certains PNJ qui poppent de nulle part, et la distance d'affichage moins bonne qu'annoncée se cache derrière un flou artistique de rigueur. Les villes sont de plus assez vides et on sent que les développeurs n'ont pas voulu 1) trop tirer sur la rame de la console ou 2) voir trop de clones se balader dans les rues. Pour compléter le tableau, les chargements qui suivent la mort du héros sont insupportablement longs et on déplorera le manque d'ambition des cut-scenes qui préféreront parfois des fondus au noir pour s'épargner une transition trop compliquée. MAIS (et vous l'aurez constaté, c'est vraiment un gros mais), le jeu n'en demeure pas moins superbe. La direction artistique est toujours aussi efficace (voir plus haut). Les textures des vêtements et des visages, tout comme la synchro labiale et la qualité de la VO et de la VF, renforcent la crédibilité des personnages et l'effort de mise en scène, limité mais valable, rend les dialogues bien plus digestes.

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